THEMATIQUES
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La phytothérapie, une alliée contre la douleur
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La douleur est une sensation pénible difficilement descriptible. Les traitements médicaux doivent s’adapter aux différents maux : la phytothérapie participe à la guérison de certaines souffrances.
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La douleur se définit comme « une expérience sensorielle et émotionnelle désagréable liée à une lésion tissulaire existante ou potentielle ou décrite en terme d’une telle lésion ». Cette explication donnée par l’International Association for the Study of Pain (IASP) souligne le fait que la douleur reste subjective.
Selon Monsieur Schnebelen, chargé de cours en phytothérapie, « le niveau de sensibilité dépend des individus. Mais il ne faut pas déconnecter la notion de douleur avec sa cause. En effet, la douleur est une expression sensorielle qui signifie qu’une lésion est survenue. Il est donc nécessaire de comprendre et de recevoir le message du corps ». L’ancien pharmacien en officine, explique aussi que la phytothérapie permet de soigner de nombreux maux : « La phytothérapie n’est pas une croyance. Elle est une certitude qui vient du succès, de l’expérience et de la bonne utilisation des plantes ».
La phytothérapie intervient dans la composition de nombreux médicaments. Tel est le cas pour l’aspirine. Médicament le plus consommé au monde, l’Aspirin est déposée en février 1899 par Bayer. Son nom illustre sa préparation : A pour acétyl et Spir pour l’acide spirique (identique à l’acide salicylique de salix, saul) extrait de la Reine des Prés (Spirea ulmaria). Quant à la morphine, principal alcaloïde de l'opium, elle s'utilise en médecine pour ses remarquables propriétés à la fois sédatives et analgésiques. L’opium est issu du latex épaissi du pavot somnifère ou Papaver somniferum.
Les végétaux continuent à servir de modèles. La grande camomille est préconisée en cas de migraine, le colchique en cas de goutte, le tilleul est utilisé comme antispasmodique, le tamier du midi comme cataplasme externe… Les plantes sont à utiliser avec précaution car elles peuvent être parfois toxiques. Mais utilisées à bon escient, elles s’avèrent de très bons remèdes contre les différents types de douleur.
Article original – Hippocratus le Magazine 26/08/2002 par Sabine BOOTZ –
Source : Avec l’aimable participation de JC Schnebelen, chargé de mission en Phytothérapie en facultés
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